Perdus dans le labyrinthe des passages couverts et des ruelles des souks, Jeanne et Alexandre rencontrent un guide qui propose ses services pour visiter les souks. Appréciant cette aide inattendue, ils le suivent. Mais la visite s'arrête à l'entrée du premier magasin de tapis venu.
Les attrape-nigauds sont légion. En vacances, les touristes oublient trop souvent que certains autochtones cherchent à augmenter leurs revenus par des procédés par toujours corrects. Si certains n'hésitent pas à être serviables et à aider le touriste dans ses pérégrinations, d'autres font preuve d'imagination pour exploiter leur crédulité.
- Se faire passer pour un guide, en donnant une information sommaire pour conduire le touriste vers un magasin et recevoir une commission.
- Repérer le touriste, l'interroger sur son pays d'origine et sympathiser en précisant que des membres de sa famille habitent une grande ville de ce pays.
- Détecter l'hôtel fréquenté et préciser qu'en tant qu'employé de l'hôtel – en congé, ce jour là – il peut consacrer ses loisirs à accompagner le touriste dans une visite qui se termine chez un membre de la famille de l'employé qui, heureux hasard, vend des produits de qualité supérieure, introuvable dans le pays d'origine.
- S'installer à l'entrée d'un musée officiel et proposer ses services au visiteur sans en préciser la nature – absence de garantie et de compétence du guide -, ni le prix, ni la durée, ni le contenu.
La méfiance face à ces faux guides est de mise. L'utilisation de la technique du pied dans la porte – solliciter le consommateur par une requête facilement acceptable (un thé, une visite pour le plaisir des yeux, une vue imprenable sur la Médina, etc.) – conduit souvent le consommateur à accepter l'offre peu claire.
Faux guides et arrêts boutiques sont nombreux pour faire acheter un produit pour lequel un consommateur n'est pas intéressé. Le consommateur doit toujours négocier, au préalable, le contenu du service proposé et diviser le prix proposé par 4 ou 5. S'il désire acheter un produit, mieux vaut le faire sans se faire accompagner d'un guide ou d'un rabatteur qui n'hésitera pas à prendre une commission de 30% payée par le consommateur.