| Bonjour,
Je m’estime victime (et suis en colère) du manque de professionnalisme de la part d’une employée de l’agence de voyage Neckerman à Verviers. Avant de vous en relater le pourquoi, je tiens à vous préciser que ce matin, j'ai rencontré Madame Ch. M., responsable de l’agence, qui s’est montrée à l’écoute de mon mécontentement et m’a assuré vouloir enquêter sur le sujet.
Ma femme et moi devions prendre l'avion ce jour à 6h30, destination : l'Egypte. Voyage réservé depuis près d'un mois, documents de vol reçus il y a 15 jours. Cette escapade était notre cadeau pour la St Valentin, 4 jours à Marsa Alam, au soleil.
Ce "soleil" fut ma première requête lorsque début janvier je me rendis à l'agence pour réserver. L'employée me proposa notamment l'Egypte et un hôtel 5 étoiles en formule "all inclusive"... Ravi d'avoir déniché le cadeau "évasion et soleil garanti", je réservai et payai illico cette réservation (plus de 1200€). Je m'assurai toutefois bien auprès de l'employée qu'un visa n'était pas nécessaire : "non, non, la carte d'identité est suffisante"... Ok.. tout était paré, ne restait qu'à patienter et à mon épouse, à organiser les jours de fermeture de son établissement (4 jours).
Ce 15 février, nous étions à l’aéroport à 4 heures du matin, le coeur gonflé... jusqu'à ce que l'employée de l'enregistrement constate que ma carte d'identité expire le 30 mars 2010. Je ne pouvais pas embarquer !!! « Pour l’Egypte, l’expiration de votre carte d’identité est trop proche » m’annonce la contrôleuse. Les papiers de renouvellement viennent à peine d’être rentrés à l’administration communale… Ce n’est pas possible… « On » aurait dû nous en avertir, nous l’ignorions totalement.
Retour sur Verviers... je ne vous dis pas la déception...
Je n'attends pas l'ouverture de 9h30 pour me rendre à l'agence, peut-être y trouverai-je quelqu'un bien avant l'heure. J'y vois une employée qui accepte de m'ouvrir. Je lui relate notre mésaventure et elle me rétorque que je ne dois pas me faire d'illusion, qu'il en est de la responsabilité du voyageur, que "c'est écrit dans les documents de voyage et dans les brochures"... mais que la responsable de l'agence va arriver qu'elle pourra me recevoir...
L’entretien, courtois, a eu lieu et Madame M. a paru attentive à notre déception et à mes propos. Pour elle, pareille situation n’aurait effectivement pas dû se produire. L’employée aurait effectivement pu (dû) s’assurer de la validité de la carte d’identité exigée par le voyage, cela aurait dû faire partie du « protocole de la réservation »… mais … une enquête doit être ouverte et des contacts doivent être pris afin de recueillir son point de vue et d’envisager la suite…
A mes yeux si l’incident ne résulte pas d’une malveillance, il découle bel et bien d’un manque d’information, d’accompagnement et de rigueur de la part de l’employée et, à tout le moins, d’une inefficacité dans la communication dont la principale victime est le client.
Je peux imaginer que les professionnels du secteur sont régulièrement confrontés à des difficultés de ce type que sont les documents de voyage, les dates d’expiration et de renouvellement des cartes d’identité , les formalités et exigences des pays qu’ils proposent comme destination. Si le simple quidam que je suis fait appel à eux, c’est bien parce qu’ils sont censés être des partenaires fiables, premiers responsables de l’organisation d’un séjour dont ils auront au préalable, vanté les qualités.
L’argument « Il est écrit sur les documents de voyage ainsi que dans nos brochures que pour certaines destinations, l’expiration de la carte d’identité doit être d’au minimum 3 mois après le retour »… ne peut en être un : ces documents de voyage ne nous sont parvenus qu’après paiement (donc acceptation du « contrat »)et 10 jours avant la date de départ ! Quant à la brochure lors de la réservation à l’agence, elle ne servir que pour montrer des photos de l’endroit…
Outre la déception de ce voyage raté, nous estimons aussi subir un dommage non seulement moral mais aussi financier : billets d’avion, réservations autres (hôtel, parking à l’aéroport, places dans l’avion), déplacements (liaison Verviers-Zaventem) mais aussi et surtout : 4 jours de non-travail (mon épouse est esthéticienne indépendante et ces jours de voyage ont été dégagés depuis des semaines de son agenda professionnel)….
Nous espérons fortement que les responsables de l’agence reconnaîtront le côté « manque de prévoyance », « négligence dans le protocole d’enregistrement », de la part d’une de leur collaboratrices.
Le minimum serait que notre voyage nous soit intégralement remboursé ; le geste correct serait de prendre en considération les dédommagements subis (en tout ou en partie) ; le geste « commercial fort» serait ….
Voilà en résumé le pourquoi de ce courriel. Comme je vous l’ai annoncé, je ne sais encore quel suivi sera donné. Quoiqu’il en soit cependant, j’aimerais connaître votre point de vue et les recours possibles au cas où un dénouement heureux ne viendrait aboutir ?
Peut-être aussi serait-il simplement intéressant d’informer les consommateurs de pareilles négligences..
Merci d'avance pour votre réponse. |
Il existe une loi de février 1994 qui impose à l'agence de voyage de vous fournir, avant la conclusion du contrat de voyage, "des informations d'ordre général concernant les passeports et visas" (article 7). Il faut voir l'interprétation que l'on donne à cette disposition, si elle est large (et comprend aussi les informations concernant la carte d'identité) ou restrictive.
De toute façon, cette même loi prévoit aussi une responsabilité très large de l'organisateur du voyage: il est responsable de la bonne exécution du voyage, conformément aux attentes raisonnables que le consommateur peut avoir sur base du contrat. Ici, on retombe sur les éventuelles clauses que vous auriez pu lire, et qui vous auraient peut-être mis la puce à l'oreille. Toutefois, ce n'est à mon sens pas suffisant pour que l'agence échappe à toute responsabilité.
Si les suites qui seront données à votre cas ne vous satisfont pas, sachez que vous pouvez porter plainte auprès de la Direction Générale Contrôle et Médiation du SPF économie, et auprès de la Commission de litiges voyages. |